Nos valeurs et approches

À la ferme thérapeutique DadaDo nous avons à coeur que chacun puisse s'épanouir dans un cadre naturel et créatif. Le rythme de chacun est respecté, encouragé à se laisser découvrir, les programmations permettent le libre choix, la découverte  de nouvelles passions et l'expression totale. Flexibilité et souplesse sont les mots d'ordre, et le choix est omniprésent, tant dans les activités que les repas (plusieurs choix de plats sains, mais toujours un encadrement pour être sûr que les participants soient alimentés correctement).

Pensé comme un projet social en harmonie avec la nature, chaque journée est bercée par le son des animaux de la ferme et la découverte de ses pairs. 

Nous offrons nos services aux clientèles présentant des défis particuliers, déficience intellectuelle et autres atteintes. 

 

La volonté des porteurs de ce projet ambitieux, unique et innovant est de créer un centre de partage pour tous, peu importe l'âge ou les défis personnels. La ferme est également accessible et adaptée aux personnes circulant en fauteuil roulant.

 

Les approches thérapeutiques se veulent teintées d'empathie, de légèreté, de créativité, d'ouverture, d'écoute et de liberté. Tant par l'art-thérapie, la zoothérapie, les activités équines ou d'exploration en nature, nos spécialistes sont sélectionnés d'abord pour leurs valeurs et stratégies d'intervention novatrices. 

 

Dans l'esprit d'offrir une ressource complètement nouveau genre et répondant réellement aux besoins de tous, nous avons à coeur l'écoute des besoins des familles quant aux services offerts. Nous sommes fiers d'offrir plusieurs façon de venir vivre cette expérience hors du commun, flexibilité et adaptabilité sont les mots d'ordre. Que ce soit à la journée, un week-end ou une semaine, tous en ressortent transformés par tant d'émerveillement et d'épanouissement. Les programmations, toujours renouvelées, stimulent imaginaire, créativité, expression de soi et folies ! 

C'est un vaste lieu de 200 acres où le monde humain fait enfin Un avec la nature, le monde animal et sa propre essence !

 

26981405_10154997279197821_2047050032_o.jpg

Notre participation au Colloque du 100e anniversaire de l’Association Canadienne de Santé Mentale du Canada

*The english version is below

L'Association canadienne pour la santé mentale place la prévention des maladies mentales et la promotion de la santé mentale au cœur des solutions du prochain siècle

MONTRÉAL, le 22 oct. 2018- En l'honneur de son 100e anniversaire, l'Association canadienne pour la santé mentale (ACSM) tient aujourd'hui son troisième congrès annuel La santé mentale pour tous (SMPT 2018) à Montréal. Sous le thème Prêts pour un autre siècle : façonner l'avenir, ce rassemblement national réunit les leaders autochtones, les professionnels de soins de santé, les intervenants de première ligne, les chercheurs, les bailleurs de fonds, les décideurs politiques et les personnes vivant avec un problème de santé mentale pour s'attaquer aux problématiques de notre époque, partager les programmes couronnés de succès, les meilleures pratiques et l'innovation.

« Les solutions les plus novatrices pour répondre à la crise en santé mentale au Canada ne proviendront pas des traitements, mais de la prévention, » dit Dr Patrick Smith, chef de la direction nationale de l'ACSM. « Nous savons qu'une personne sur cinq connaîtra un problème de santé mentale dans sa vie, la prévention est donc essentielle pour éviter et le risque d'apparition des maladies ou en diminuer la gravité. Toutefois, la promotion joue un rôle clé pour tous, car cinq personnes sur cinq possèdent une santé mentale et elle doit être protégée, favorisée et célébrée » affirme Geneviève Fecteau, directrice générale de la Division du Québec de l'ACSM. Cette année, le congrès 2018 est présenté en collaboration avec l'ACSM - Division du Québec, qui a orchestré la troisième journée sous la thématique Environnements, société et santé mentale : de la résilience à l'innovation.

Si vous n’avez pu être présents, nous vous transcrivons le contenu de notre conférence du 24 octobre 2018. Danielle Domon et Audrey Desrosiers s’y alternait le micro.

D: Danielle Domon je suis artiste peintre et directrice fondatrice  de la Ferme Dadado à Danville. En parcourant plus de 40 pays, m’imprégnant de différentes façons de faire et d’être. j’ai pu de me sensibiliser aux divers enjeux sociaux et aussi à comprendre les différences. À plusieurs endroits dans le monde, j’ai animé des ateliers d’art spontané pour des enfants vivant avec des besoins particuliers.

Avec une formation en théâtre j’ai écrit et mis en scène des pièces de théâtre pour enfants et travaillé dans ce domaine avec des jeunes vivant avec des handicaps physiques. En 2013, suite à 8 ans de travail et recherche intensifs en art, j’ai démarré un plateau de partage à Montréal.  La galerie boutique café sur le boulevard Saint Laurent accueillait des jeunes adultes qui participaient à des ateliers et à de l’intégration au travail. 

Depuis des années je crée dans ma tête et sur papier mon projet de partage et de zoothérapie à la ferme. De par mes expériences je peux affirmer que l’art, la médiation animale en harmonie avec la nature sont des outils des plus pertinents pour aider les personnes vivant avec des problèmes de santé mentale. J’ai enfin démarré et dirigé ce  projet à la ferme en 2016 et jusqu’à maintenant nous n’avons eu que de merveilleux résultats.  

 

A: Je suis bachelière ÈS en musique classique et en mise en scène théâtre, zoothérapeute professionnelle depuis 11 ans, enseignante en zoothérapie et en psycho depuis 5 ans, spécialisée en langage, troubles graves d’attachement, troubles graves du comportement et santé mentale jeunesse. J’ai démarré ma propre clinique de zoothérapie et langage, je suis chargée de l’élaboration des programmations thérapeutiques pour quelques ressources et je suis avec la Ferme DadaDo depuis 2 ans.

  

D: Nous sommes à l’ère de grands changements. Nous avons désorganisé l’environnement et maintenant c à lui  de nous ramener à l’ordre. Nous le sentons collectivement et nous portons ce poids depuis plusieurs générations, souvent inconsciemment. Ce grand tournant affecte notre santé mentale. D’une génération à une autre, cette réalité s’amplifie et d’une génération à une autre, une anxiété grandissante est transmise. Du fait même d’une génération à une autre, les maladies mentales, les désorganisations et détresses psychologiques prennent de façon exponentielle, de plus de place dans notre société.

À cette réalité collective s’ajoute la toxicité de nos environnements : les effet toxique de l’air, alimentaire, sonore, visiuelle, sensorielle, etc. À cela se rajoute le problème de l’hyperformance dans nos environnements familiaux, professionnels et récréatifs. L’obsession de la performance ainsi que l’omniprésence de sa propre image poussée par les réseaux sociaux engendrent stress, anxiété et névrose face au rendement parental. On doit réussir l’éducation de ses enfants, être le meilleur, connaître les dernières innovations en matières d’éducation : être irréprochable.

Les parents, souvent surchargés par leur travail, le sport et le temps passé devant l’écran vivent une culpabilité face au manque de temps  passé avec leurs enfants. Résultat : lorsqu’ils prennent enfin ce « temps de qualité »  en famille, ils se sentent   obligés d’être bien organisés et bien structurés afin de bien réussir l’activité promise. Pour compenser les manques ils s’imposent un score parfait.  

De ce pattern, l’enfant apprend à manipuler et à négocier. On anime, stimule et encadre à tout prix. Parents coupable+ enfants négociateur= parents dépassée + enfants anxieux.

 

A: Nos habitations carrées, fermées, les ondes wifi, les bruits technologique et urbains, le manque d’accès aux espaces naturels au quotidien sont anxiogènes. La culpabilité devient anxiété car elle n’a pas de surface d’évacuation et de réflexion. Vous le savez mieux que quiconque; 45% des enfants scolarisés vivent du stress sur une base quotidienne, ça passe à 60% chez nos ados. 15% des enfants sont diagnostiqués anxieux, 13% sont sous anti-dépresseurs et 6% sous anxiolytiques. Près de 43% de la population du Québec se dit importuné ou vivre un inconfort face aux niveau de décibel de la vie courante.

Nos environnements modernes nous rendent malades, on le sait. Dans l’histoire de l’Homme, jamais a t-on enregistré autant de parents et d’enfants évoluant dans des états dépressifs. De parents et d’enfants anxieux.

D: Si la place qu’on crée pour nos enfants neurotypiques se trouve déjà peu enthousiasmante, celle de l’enfant avec besoins spécifiques est totalement inadéquate. On le voit c’est un constat général. Dans cette société qui se dit avancée, la scolarisation est presque l’unique ressource crédible disponible. Comme si cette dernière était le seul combat à gagner : Le jeune fonctionne dans le cadre scolaire il est donc considéré comme convenable,  sinon il est étudié, médicamenté et tranquillisé à notre convenance et selon nos critères.

Difficile de comprendre pourquoi l’on s’acharne à vouloir à tout prix scolarisé un jeune qui n’y trouvera que stress, déprime et échecs qui le marqueront à vie. D’où vient cette abrutissante obsession de penser que la scolarisation standard est impérative et bénéfique pour tout le monde et que le bonheur ne peut être accessible sans elle.

One size fits all !

Un enfant pour qui la structure scolaire n’est pas efficace au point de devoir être lourdement médicamenté afin de pouvoir y être toléré n’y trouvera jamais sa place naturelle et il n’en sera que brimé.

A: Nous avons évolués avec les animaux depuis toujours, d’abord pour se nourrir, ensuite comme outil de soutien au travail, il est devenu partenaire de notre quotidien et maintenant il est partenaire thérapeutique. Nous pouvons recenser dès 17996 l’application de la zoothérapie en Santé Mentale, en Angleterre au Yorke Retreat Center. Ensuite dès 19920 au États-Unis, puis plus près de nous, en 1950 avec le Dc Levinson.

La zoothérapie qu’est-ce que c’est ? C’est une prise en charge thérapeutique, avec des objectifs quantitatifs observables, sur le long terme. Parallèlement à ceci, la médiatique animale quant à elle, est une dénomination globale qui contient les activités d’équi-animation, l’animation animalière, les activités en lien avec les animaux et les activités supportées par l’animal. C’est une méthode qui valorise les liens naturels et les bienfaits entre humains et animaux.  

L’animal est :

Un facilitateur, il apporte un soutien affectif, ne juge pas, possède un immense pouvoir d’écoute, ne sature pas le canal de communication, facilite la concentration, l’observation et l’apaisement, facilite l’expression des émotions, permet une synchronisation des rythmes d’actions, et une surface de réflexion, augmente la confiance en soi, augmente la capacité d’adaptation, permet la naissance de la rétro-action, est un dérivatif à l’anxiété, offre une sécurité affective, devient figure positive d’attachement, permet l’autonomie, l’indépendance et est un stimulateur social et affectif.

D: On nous parle d’outiller et d’encadrer, on recherche les nouveautés mais on  en oublie nos alliés les plus précieux pour accompagner: l’observation et l’intuition ; la souplesse du laisser-aller.

Pourquoi tenter de modifier l’essence ou encore pire penser qu’elle doit l’être à tout prix.   

 

A: Les ouvrages de référence ou les recherches sont peu nombreuses dans la francophonie, encore plus lorsque l’on regarde au Québec en particulier, sur l’application de la zoothérapie et médiation animale à ces clientèles mais également dans le but de documenter notre philosophie et partager nos grands victoires, nous avons souhaiter mettre sur pied ce projet pilote et d’en publier les résultats. Projet pilote articulé sur une année entière, qui au total aura dispensé environ 800 heures de suivis thérapeutiques. Chaque jeune sélectionné recevra 1h de zoothérapie en individuel et de la médiation animale chaque semaine.

Nous avons choisi de sélectionner des jeunes ayant un diagnostique du syndrome Gilles de la Tourette, troubles de comportements et d’opposition, TDAH. Ils doivent avoir eu une évaluation récente, ne pas bien répondre aux thérapies alternatives et avoir de graves difficultés scolaires. Les ressources étaient plus qu’heureuses de nous voir arriver avec ce beau projet !

‘‘Syndrome Gilles de la Tourette, troubles de modulation sensorielle, TDAH, anxiété, trouble d’opposition avec provocation, trouble de régulation des émotions, dysphasie, dyslexie, troubles de traitement de l’information auditive avec traits TSA, je vous présente un de nos cocos, 7 ans.”

Des enfants comme lui, all dress, nous en avons plusieurs, de petites bombes à retardement qui ne se mélangent pas bien ensemble…sauf que. Nous, ce que nous avons comme résultats est tout autre. Nous sommes devenues, de par ces expertises et réussites, ressource d’urgence également pour nos partenaires; CLSC, CRDI, Centres hospitaliers, pédo-psychiatrie etc. On fonctionne avec ceux qui ne fonctionnent nul part !

D: À la ferme  nous préconisons le libre choix et la créativité. On invente des outils qui sont proposés sans être imposés. Notre mission est de donner la chance à l’enfant de reconnaître sa nature propre, de se reconnecter avec les éléments et de s’ancrer à la terre. Sans pression ni prévision pcq la nature elle-même est imprévisible. Là-bas le répit pour l’enfant est énorme et grand. Les résultats sont flagrants et rapides. Il faut normalement environ 48 heures avant que le jeune puisse se déconditionner des systèmes classiques connus:

‘‘Qu’est-ce-qu’on fait, qu’est-ce-qu’on mange, quand on arrête, quand on revient, quand on recommence.”

Nous répondons : On ne sait pas ! On verra ! On demande : toi qu’est ce que tu veux faire? Qu’aimerais-tu manger, et on offre des choix. On fonctionne avec ceux qui fonctionnent nulle part !

 

Nous observons, écoutons, sentons et s’inspirons de la personne. Nous n’imposons pas de méthode ou de marche à suivre. Nous n’avons pas d’horaire, pas de plan, pas de picto ou de time timer. Le calme, l’espace, le ressentir, la sérénité et la contemplation sont à l’honneur.

 C’est l’enfant qui nous indique le chemin à prendre. À part les heures de repas (parce nous devons respecter la prise de médicaments de plusieurs) l’enfant vit très peu de rigidité structurel. Il est libre et il peut s’inventer un  monde, apprendre à créer ses jeux etc.

 

A: La ferme offre de nouveaux outils, le temps et l’espace pour que ces jeunes s’entendent être, tentent de puiser en eux pour trouver cette autre façon qui pourrait leur convenir.

C’est notre devoir de proposer d’autres portes d’accès.

Ce temps de mise en jachère est essentielle et bénéfique, on le voit, avec TOUS, sans exception, depuis le jour 1.

S’en suivait une période d’échanges et de questions, de mise en commun et de retours des divers intervenants et spécialistes présents, avec une médiatrice au contenu.

Merci à la directrice de l’Association Canadienne de cette invitation, ce fut très enrichissant et stimulant de venir partager nos victoires et notre philosophie. Bravo à l’organisation !

*English; Danielle Domon and Audrey Desrosiers was speaking in alternance.

 

D: Hello my name is Danielle Domon i am an artist and I founded and manage a therapeutique farm for children and poeple with special needs. By visiting more than 40 diffreent countries I got to understand and feel different ways to be and to do. Here and there I gave art workshop for those in need.  After 8 years of intense research and work I opened a art galerie-cafe workshop for young adult with intellectual differences in Montreal.

For many years I had in mind and on paper this project on a farm. I knew for sure that art,  zootherapie in team with pur nature would be the key to really help people with mental health issues. In 2016 I finally  moved everything on a farm and strated this dream. And since results have been amazing.

 

AUDREY présentation

 

D: We are the edge of big changes. We have disorganised the environnement and it is now its turn to bring us back a tour place. Collectivly we feel it and we are bearing this weight for many generations, oftently unconsciously. This is affecting our mental health. From a generation to the other this reality amplifies and from a generation to the other a growing anxiety is transmited.  Therefor from a generation to the other the mental illiness, the pscholgical distresses are growing intensivly.

From this collective reality are added our toxic environnements: From air, food, visual , sensorial ect.

At this must is added hyperperformance problem inside our family, professional and recreationnal environemments. Parents often surcharged with there work, sport, screen time lives guilt for the lack of time passed with there children. In result, when they can at last take this quality time with family, they feel oblige to be well organised, to assure the perfect time that was promessed.   From this the child learns to manipulate and negociate. Parents often get overwelmed and children anxious.

 

 AUDREY habitations carrées, statistiques

 

D: If the place we have create for our regular childs is already not really efficient … the one for kids with specific needs is totally inadequate. This is a general knowledge. In our so called advance society, standard schooling is almost the unique credible way available. Like if it is the only fight to win. The children have to perform and fit. If not, will be medicate, tranquilised all this based on our way of thinking.

Hard to understand why we insiste that much to make them fit where we want if it only ends up with a surcahrge of stress, depression and failiure. Where does this schooling obcession come from, why does hapiness can only be linked to succeding in school.

One size fits all !  

A child for whom the regular way means to be sedated to be able to fit in will never find his natural  place and will be for sure affected.

We are talking about tooling and supporting, we are looking for innovation in the field but we forgot the most precious thing to lead them : observation and intuition. Why try to change the core or worst, thing it needs to be changed,

AUDREY zoothérapie, médiation et l’animal est:

 

D: